vendredi 22 avril 2005

Star du n°1


A cupulatta, la tortue terrestre sauvage, est élue première star du premier numéro. Un coup de zoom et de flash, et Testudo Hermanni Hermanni, nous emmène dans le "monde perdu" à l'époque où l'on faisait des trucages de films avec des gros plans des lézards. Photo non publiée dans la revue - comme toutes celles qui seront publiées ici -, cette femelle dans la force de l'âge d'une vingtaine de centimètres, dévore des "nombrils de vénus" à peine dérangée par l'objectif.

Ca fait une bonne demi-heure que je suis allongée sur un chaos de granit, que ses aspérités me rentrent dans les côtes, en attendant qu'elle se décide à me regarder... sans s'arrêter de manger.

Enfin, elle tourne vers moi son joli profil reptilien et je me vois dans son oeil...

lundi 18 avril 2005

Stantari en bouclage (J-15)


À quelques jours du bouclage, alors que rien ne laisse de temps aux questions existentielles, c'est précisément à ce moment qu'elles se posent. Une revue. C'est quoi une "revue" ? Qui a eu cette idée de créer une revue ? À l'origine - et pendant toute la gestation -, vous habite l'idée un peu romantique (ou égocentrique) qu'il existe des gens qui souhaitent lire la même chose que vous. Ca n'a rien d'une action altruiste, c'est simplement régi par le désir de créer autour de soi une communauté d'intérêt, un univers où d'autres se reconnaissent, en lançant une (très coûteuse) bouteille à la mer. Pour les trouver.

L'absurdité de la démarche apparaît alors dans toute sa splendeur.

Mais aujourd'hui, plus question de reculer, Stantari n'est plus un concept, une idée sympathique portée par des gens non moins sympathiques. Aujourd'hui Stantari pèse 4,5 tonnes de papier, 9 mois de travail (coïncidence), l'engagement et l'aide de ces gens que, il y a quelques mois encore, on ne connaissaient pas, et qui nous ont faits confiance. Moins que les tonnes de papier, c'est cela, la confiance accordée qui pèse et qui éloigne le plus efficacement derniers doutes et questions existentielles.